Ile Maurice, seychelles, Maldives, Caraïbes, le blog de Tropicalement vôtre, Récits de voyages

Découvrez l’île Maurice en vidéo

18 juillet 2011

On vous en avait parlé, René Heuzey était à Rodrigues en mars 2011. Il réalisait un film sur l’océan Indien, l’île Rodrigues et l’île Maurice. En avant première découvrez le teaser du film, réalisé pour Tropicalement Vôtre en attendant la sortie définitive du film en septembre 2011.

Sur cette vidéo, vous pourrez découvrir les plages de l’île Maurice, les fonds marins, de belles vues sous-marine ainsi que la rencontre des dauphins et des cachalots de l’île Maurice.
René Heuzey a aussi fait un détour par l’île Rodrigues pour visiter la réserve Leguat.

Récit de voyage à Rodrigues par Mélanie

16 juin 2011

Aéroport de Roissy le 27 avril 2011. J’attends d’embarquer pour le vol à destination de Rodrigues et comme à chaque voyage je suis très impatiente de ce que je vais découvrir, malgré tout le bien que l’on m’a déjà dit de cette île. Et pourtant je suis loin d’imaginer ce qui m’attend. Après 11h de vol me voilà à l’Ile Maurice. J’attends quelques heures pour avoir une correspondance qui va me mener a 650 km à l’est de l’Ile Maurice. Je passe de nouveau 1h30 de vol dans un ATR (avion a hélices) qui vol très bas donc qui permet une arrivée spectaculaire sur l’Ile. Me voici arrivée en terre inconnue : Rodrigues.

Cette petite île de 20 km de long et 10 de large abrite 38 000 habitants dépendant de la République de Maurice. En survolant l’île à l’arrivée j’ai vraiment été impressionnée par la taille du lagon qui représente plus de deux fois la taille de l’île elle-même.

L'île Rodrigues

La descente de l’appareil et les formalités furent très rapides étant donné que chaque vol transporte environ 50 passagers. Après avoir récupéré mon bagage, je sors de l’aéroport et m’engouffre dans la chaleur tropicale qui avoisine les 27° et rejoint mon chauffeur-guide qui m’accueille chaleureusement.

Sur le parking, un 4×4 très moderne nous attend. J’ai pu me rendre compte par la suite que ce type de véhicule est rare sur l’île mais idéal pour la découvrir jusque dans les moindres recoins. Dès la montée dans le véhicule, mon guide Jean-Pol me conte avec beaucoup d’humour la vie à la Rodriguaise: habitudes de vie, religions et coutumes. Je me rends compte en chemin que le temps qui passe n’a aucune importance sur cette île verte et vallonnée.

La plupart des habitants ne sont pas véhiculés et vont à pied, s’arrêtent le long des routes pour discuter ou échanger des produits. Peu importe l’heure de la journée, les bords de routes sont parsemés d’enfants en uniforme, de femmes transportant des récoltes, d’hommes préparant un barbecue mais également de chèvres et des cochons qu’il faut éviter.

Rien que le trajet entre l’aéroport et l’hôtel m’ont déjà libéré de tout stress. La première impression de ce petit coin de Paradis reste la bonne : authenticité et simplicité.

Plage de l'île Rodrigues

Après 30 minutes, j’arrive à l’hôtel Mourouk Ebony situé au sud-est de l’île où un accueil très convivial m’attend accompagné d’un cocktail de fruit local. Cet établissement de type créole est composé d’un bâtiment principal où se trouve la réception, le restaurant et la piscine qui offre une très belle vue sur la mer puis les chambres qui sont réparties dans de petites maisonnettes à toit rouge.

Toutes les chambres ont vue mer. La plage est en contrebas et abrite un restaurant de plage, le centre de plongée et de kitesurf (Anse Mourouk est un spot très réputé).

Après avoir effectué le check-in, un membre du personnel me conduit à ma chambre avec joie et bonne humeur. L’hôtel vous reçoit comme un ami de longue date et non comme un touriste lambda. Je découvre ma chambre deluxe qui est située à part dans une villa avec 3 chambres et avec piscine privée.

La décoration et l’aménagement des chambres restent simples: rideau en plastique dans la douche, télé cathodique, petit frigo très bruyant mais peu importe car vu la beauté du site on n’a pas envie de rester à l’intérieur: une balade sur la plage s’impose.

Le soir venu, je dîne au restaurant principal situé sous une véranda ouverte sur l’extérieur qui propose un menu table d’hôtes baigné par le son des vagues. Je termine la soirée avec un spectacle de séga tambour près du bar, les danseurs et danseuses sont très jeunes et s’amusent beaucoup en présentant un show très animé.

Après une bonne nuit de sommeil, me voilà requinquée et prête à découvrir l’île dans toute sa splendeur. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas : découverte de plage, marché, farniente à l’hôtel et pique-nique sur une île déserte.

Les plus belles plages de l’île sont situées à l’Est: sable blanc et fin, eau turquoise et l’abri de forêts de filaos pour déjeuner. Certaines sont des écrins de calme et de beauté comme Anse Ali, Anse Fumier et St François. En longeant la côte est en voiture, vous trouverez des très beaux points de vue pour admirer le lagon, la barrière de corail et ces fameuses plages : photos « carte postale » assurées. L’hôtel propose un programme d’excursions quotidien incluant : découverte de l’Ile aux Chats, parc François Leguat pour ses tortues géantes, Cavernes Patatess ou encore journée complète à l’Ile aux Cocos.

J’ai eu le plaisir de partir en excursion à I’Ile aux chats pour un barbecue sur la plage. Le départ se fait de la plage de l’hôtel en pirogue motorisée. Le trajet dure environ 20 minutes où l’on peut admirer la côte depuis la mer ou regarder les pêcheurs en plein travail.

Une petite île avec une plage déserte nous attend pour un déjeuner inoubliable. Deux membres du personnel commencent le barbecue dès notre arrivée pendant que je profite d’une petite baignade dans les eaux transparentes. Le déjeuner est très complet et varié : salade de pommes de terres, crudités, brochette de poisson et boeuf, aile de poulet et gâteau à la coco, le tout accompagné de piments de Rodrigues et de rosé. La suite du déjeuner fut un grand moment d’échange et de rigolade avec le personnel, bref une superbe journée en toute simplicité.

Vue sur la mer

La gastronomie Rodriguaise est en général à base de maïs, limon et piments; ce sont les principales ressources de l’île et les locaux les utilisent à tous les repas. En général chaque habitant possède un potager et quelques animaux pour subvenir à ses propres besoins ou pour le troc qui est monnaie courante sur l’île surtout si on est voisin avec un pêcheur.

Certains hôtels et restaurants sur l’île proposent de découvrir des spécialités tels que le rougaille saucisse, les célèbres «ourites» (poulpes) en salade ou gratin, les aubergines confites et les poissons de lagon. Tous les plats sont assez relevés avec des épices ou des piments, l’accompagnement principal est le maïs ou le riz. La touche sucrée est généralement à base de noix de coco ou patate douce.

Mon séjour touche à sa fin. Il a été court mais intense. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’aventurer au marché de Port-Mathurin qui est apparemment un moment extraordinaire à partager avec les locaux. Il est conseillé d’arriver très tôt vers 6h du matin afin de profiter des meilleures affaires et de l’ambiance. L’île possède beaucoup d’autres ressources touristiques, son relief vallonné permet la randonnée pédestre, le vélo ou la tyrolienne et son lagon offre une diversité d’activités nautiques telles que la plongée, le snorkelling, le kitesurf ou la planche à voile.

Comme le dit si bien le slogan de l’Office de Tourisme: « Ile Rodrigues, coup de coeur garanti ». Je conseille ce petit coin de paradis à toute personne à la recherche d’authenticité, de plages sauvages et de rencontres en toute simplicité

Réné Heuzey à Rodrigues

7 mars 2011

Réné Heuzey à Rodrigues

Le réalisateur Réné Heuzey (Oceans ) est actuellement à l’île Rodrigues pour réaliser un film sur l’océan Indien.
En 2001 il avait déjà filmé l’île Rodrigues avec Maurice et Rodrigues :Joyaux des Mascareignes où il nous faisait découvrir les pêcheuses d’ourites, la plongée à Rodrigues et ses Habitants.

Il a été tellement séduit par cette île pleine de charme qu’il a voulu y retourner pour y faire des prises de vues sous-marines et terrestres afin de nous faire prendre conscience de la protection de l’environnement indispensable pour les peuples de l’océan Indien.

Grâce à Jacky Degrémont du Cotton Dive il va explorer le parc marin et le lagon de Rodrigues jusqu’au 11 mars prochain.

Ensuite il s’envolera à l’île Maurice pour nous raconter l’histoire de Maurice à travers ses épaves mais aussi vérifier si la protection de l’environnement est bien respectée à Maurice aussi. Il devrait faire un reportage sur la nage avec les dauphins, une activité plébiscité par les touristes mais qui malheureusement est devenue de plus en plus exploitée au détriment de la protection des dauphins.
Il devrait aussi rencontrer Hugues Vitry et plonger dans la fosse au requins.

Vous pourrez retrouver ce reportage dans l’émission ADN de France 2 et ainsi qu’une version spéciale pour les clients de Tropicalement vôtre.

En attendant, nous vous invitons à regarder Maurice et Rodrigues :Joyaux des Mascareignes
Vous aussi, comme Réné Heuzey vous êtes attiré par l’île Rodrigues, notre agence est la spécialiste des séjours à l’île Rodrigues.

Dernière escale à la capitale avant le retour, l’aventure seychelloise s’achève à Mahé

30 mars 2010

Avant de repartir pour l’aéroport international de Mahé, accordez-vous quelques jours pour découvrir « l’île capitale ».

Mahé est en effet la plus grande île des Seychelles mais comporte l’une des plus petites capitales au monde, Victoria.

Même si l’île apparaît moins typique et plus « internationale » que ses voisines Praslin et La Digue, qui ont su préserver un certain charme d’antan, Mahé mérite largement le détour et constitue une transition parfaite avant le retour.

Pourquoi visiter Mahé ?

Pour flâner dans les rues de Victoria…

Avec une population de « seulement » 27 000 habitants, cette capitale de poche se visite tranquillement, à pied… On se laisse porter par l’effervescence de son marché, on flâne de boutiques en boutiques et on déguste de délicieuses spécialités locales dans ses nombreux restaurants…

A la sortie de la ville, remontez la route pour rejoindre la superbe Baie Beau Vallon. C’est la zone la plus touristique de l’île et le seul site où vous pourrez pratiquer des sports nautiques motorisés, le reste du lagon étant protégé. Alors autant en profiter.
Petite anecdote, c’est aussi la baie de prédilection des GI américains qui débarquent parfois d’Irak, en quantité impressionnante pour un « break ». Un tableau assez insolite.

Pour partir à l’aventure dans le Parc National du Morne Seychellois.

Un séjour à Mahé vous offre de multiples possibilités, l’idéal étant de louer une voiture ou de prendre des excursions à la journée pour découvrir l’île. Surnommée « l’île d’Abondance », Mahé possède une végétation très luxuriante et un relief élevé dont le Morne Seychellois, situé à la pointe Nord Ouest, culmine à plus de 900 mètres. Les amateurs de randonnées y trouveront leur bonheur.

Pour longer les plages sauvages de la côte Ouest.

C’est sur cette côte, plus sauvage et authentique, que s’étendent du Nord au Sud, les plus belles plages.
A quelques pas du Parc national, la plage de l’Anse Major vous livre ses eaux translucides regorgeant de petits poissons tropicaux.

En longeant la route côtière, de Port Launay jusqu’aux merveilleuses Anse Takamaka et Anse Intendance, le plaisir est sans fin…

Un défilé de baies, de criques au sable blanc, parfois désertes, que l’on découvre au détour d’une longue route serpentée.

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Après Praslin, direction La Digue, pour un séjour des plus authentiques

29 mars 2010

Depuis Praslin, vous abordez par la mer sans doute l’île la plus paisible de l’archipel des Seychelles. La traversée en bateau dure un peu moins de 30 minutes. On profite de ce petit laps de temps pour admirer la beauté de cette île depuis le bateau, avant d’arriver à La Passe. Ses lagons émeraudes et ses plages de sable blanc parsemées de gros rochers de granit ; en arrière plan, sa végétation luxuriante… Sans doute le plus beau panorama des Seychelles !

Visiter La Digue, pourquoi ?

Pour la sérénité et la douceur de vivre incomparable de l’île
Même si la plupart des voyageurs ne font qu’y passer, attirés par la superbe Anse Source d’Argent, La Digue mérite pourtant que l’on s’y attarde quelques jours, pour s’imprégner de l’ambiance magique qui y règne… Ici le ton est donné, très peu de voitures, on se déplace en vélo ou… en char à bœuf (oui oui) !

Pour la gentillesse et l’accueil des Diguois
Depuis le petit bourg de La Passe, vous pourrez facilement louer votre bicyclette et partir à la découverte de ce petit bout de sable de 5 km sur 3, sur l’unique route entourant la moitié de l’île ! C’est à La Passe, que l’on trouve l’essentiel des commerces et que vivent la majorité des Diguois. Vous serez surpris par leur gentillesse mais aussi leur nonchalance, que l’on adopte rapidement sur ce petit bout de paradis hors du temps et baigné de soleil !
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Les Seychelles : Un jour, une île, une surprise

25 mars 2010

Destination Praslin

Praslin

Iles mythiques posées au milieu de l’océan Indien, les Seychelles possèdent une beauté naturelle unique, à mi-chemin entre les tropiques et le paradis.

Ces 115 petites îles réparties sur 1200 km, renferment toutes des trésors inouïs. Leurs plages de sable blanc rivalisent de pureté, les lagons turquoise contrastent avec le vert profond des forêts tropicales…

Un appel à l’évasion irrésistible pour le voyageur qui sommeille en chacun de nous.
Chaque île possède une identité propre.

Même s’il est possible de séjourner uniquement à Mahé, Praslin ou La Digue, le combiné d’îles reste le moyen incontournable d’apprécier toute leur beauté. D’île en île, nous vous proposons des combinés de charme pour découvrir l’âme authentique de cet archipel, la richesse de sa nature et la douceur de vivre incomparable des Seychellois…

Après 9h30 de vol, vous atterrissez à l’aéroport international de Mahé.

Praslin, La Digue, Bird, Denis, Silhouette… de nombreuses possibilités s’offrent à vous. Par où commencer ? Quelle île pour quelle activité ? Où séjourner ? Spécialiste de la destination, nous allons vous guider à travers ces îles enchanteresses. Les Seychelles s’offrent à vous… Alors plongez dans ce fabuleux jardin d’Eden.

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Le rendez-vous de Monterey

10 décembre 2009

Comme promis voici le récit de plongée du lauréat de notre concours spécial Rodrigues.

Warf de Monterey

C’est au détour d’un voyage en Californie sur la route qui m’emmenait de Santa Barbara à San Francisco que je décidai de mener ma superbe Ford Escort de location sur le chemin mythique de Monterey.

Pourquoi Monterey ? Il semblait qu’il y avait un port typique (wharf) et des sites d’observation de baleines (whale watching), deux ingrédients qui valaient à mes yeux le détour.

Aussi, l’apparition de ce petit port type victorien me réconforta dans mon choix : Monterey vaut le détour ! Cette ville garde un charme indéniable loin des buildings de Los Angeles et des cages à lapins décevantes de Santa Barbara.

La ville est propre et le port ressemble à un petit port irlandais. Je décidai d’observer un premier panoramique de la digue ouest, face au gigantesque océan Pacifique.

Je m’arrêtai donc non loin de la digue, et l’étonnante ceinture de sécurité automatique de ma belle américaine me déficela aussitôt de mon siège. Décidément, les américains et leurs gadgets m’étonneront toujours.

Arrivé au bout, je fus surpris de constater que ce qui était à mes yeux de vulgaires bouées de mouillage avait quelque chose de vivant. En effet, une colonie d’une trentaine de phoques jouait non loin de la digue au beau milieu d’une forêt de kelps, ces algues typiques de la région.

Phoque du port de MontereyEn observant d’avantage les alentours, je remarquai que certains individus se prélassaient même sur des barques de pêche à l’entrée du port. Le soleil de cette matinée de décembre était chaud et le Pacifique portait effectivement bien son nom. Pas un nageur, pas un plongeur à l’horizon, la présence de la colonie laissant manifestement la population locale, blasée de leur présence, indifférente.

Mon excitation était largement montée d’un cran et dès lors, une seule idée m’obsédait : plonger avec les palmipèdes !
Afin de trouver un équipement et de me renseigner sur les autorisations nécessaires, je me mis aussitôt en quête d’un club, magasin ou autre association de plongée.

Il apparut évident au bout d’une heure de recherche, que manifestement, les américains de Monterey préféraient pêcher, cultiver leur jardin, faire du jogging ou astiquer leurs bagnoles. Mais la plongée restait à leur sens un domaine que seuls certains extra-terrestres étaient capables d’apprécier.

Certains diront entêté, d’autres buté, ma pugnacité reconnue par tous mes proches n’allait pas me lâcher ce jour-là. A force de me faire balader par les uns et les autres, je trouvai enfin un garage sur lequel un panneau en bois indiquait « Scubadiving », accompagné de célèbres autocollants subaquatiques harmonieusement dispersés sur la jolie paroi rouillée en tôle ondulée de ce que j’avais toujours du mal à appeler un club de plongée.
Le doux bruit d’un compresseur me rendit espoir et j’entrai donc d’un air décidé dans la cabane.

Il y a des jours comme ça, où l’excitation, la volonté font que vous êtes prêt à tout, mais certainement pas à gâcher cette chance de plongée exceptionnelle. S’il fallait pour cela se bricoler des palmes avec des raquettes de ping-pong, un masque avec deux pots de yaourt et un tuba avec un tuyau d’arrosage, je crois que j’étais prêt à le faire.
Ma détermination surpris mon interlocuteur. L’homme jeune respirait la tranquillité.

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A la recherche de la raie manta

3 novembre 2009

Des raies Manta aux Maldives

Cet inoffensif géant de 3 à 5 mètres d’envergure se nourrit de plancton. Aux Maldives, on l’observe, comme le requin baleine, à longueur d’année au gré de la migration du plancton. Présentes dans l’atoll d’Ari Sud-ouest de novembre à avril, les raies manta se déplacent vers le nord de l’archipel dans les atolls de Malé Nord, Malé Sud et Vaavu le reste de l’année. Pour les observer, il faut repérer les lieux où les mantas se font nettoyer de leurs parasites par des petits poissons, les labres. On peut alors assister à un ballet nautique de toute beauté.

Quelques règles d’or : ne plus bouger (s’accrocher au fond), ne pas chercher à nager au-devant d’elles ce qui aurait pour effet immédiat de les faire fuir. Si les plongeurs respectent ces consignes dès l’apparition des raies manta, ils pourront les observer à loisir, à une distance parfois si réduite que l’on pourrait presque les toucher !

Atoll d’Ari Sud-ouest “Manta Point” (Madivaru) – Maldives – 5 février 2009 – 10h15
Sur le pont du dhoni, le temps passe agréablement à bavarder avec les autres plongeurs. On raconte des histoires de plongée, on rit. Chacun n’a cependant qu’une hâte : plonger avec les raies manta, puisque c’est le but de notre expédition. Au cours du briefing, toutes les recommandations ont été faites. Dès qu’une raie manta est repérée, se coller au fond, ne plus bouger, attendre qu’elle vienne nous voir, jouer avec nos bulles.

Ne pas nager vers elle, ni la toucher car elle passe parfois à quelques dizaines de centimètres au-dessus de nos têtes. “Manta Point” où nous plongerons dans quelques instants est célèbre dans le monde entier pour ses raies manta. Bien sûr, c’est l’un des endroits les plus propices pour les observer, mais par moment, je n’arrive pas à croire que nous aurons la chance d’en croiser une… Nous avons quitté notre base, l’île abritant l’hôtel Diva, il y a plus d’une heure. En route, nous longeons les îlots qui constituent la ceinture de l’atoll d’Ari sud. Le ciel est limpide et la mer turquoise. Soudain, tout s’accélère. Le chef de plongée annonce que nous approchons du site et nous demande de nous préparer. Une certaine fébrilité règne à bord. Chacun s’équipe rapidement. La tension monte. En un instant, les premiers plongeurs sont dans l’eau. Nous commençons la descente à 12 mètres. C’est parti pour une plongée de 45 minutes à la recherche des raies Manta, qui sera, chacun l’espère, une des plus belles de notre vie pour peu que les Manta soient au rendez-vous. La rencontre avec une raie Manta est l’un des moments les plus exceptionnels dans une vie de plongeur.

Rapidement le fond apparaît. Nous naviguons à 10/12 mètres de fond. les coraux sont somptueux et la faune extrêmement abondante. Nous disposons d’une bonne trentaine de minutes avant d’arriver à la “station de nettoyage” signalée par la présence des petits poissons qui débarrassent les raies de leurs parasites. Dès que nous apercevrons ces poissons, les choses sérieuses débuteront et il s’agira alors de scruter le grand bleu dans l’espoir de voir apparaître une raie manta.

Murènes, papillons, coffres, balistes, labres, idoles maures, chirurgiens, perroquets, fusiliers par centaines, carangues, clowns, la richesse des eaux des Maldives est simplement époustouflante ! Une tortue se nourrit au fond. La plongée se poursuit tranquillement. On palme légèrement; la visibilité est bonne. Le spectacle est de toute beauté. La chef de plongée signale notre arrivée à la “station de nettoyage”. Effectivement des dizaines de petits poissons se tiennent là, prêt à passer à l’action. 4 magnifiques diagrammes orientaux en pyjamas rayés semblent attendre quelque chose entre deux eaux. Nous scrutons intensément le grand bleu.

Soudain, l’instructeur pointe son doigt vers le grand bleu. Une forme encore floue s’approche; c’est elle : la raie manta, le rêve de tout plongeur ! Un mouvement se produit. Les plongeurs se plaquent au fond et la palanquée retient sa respiration. La raie manta sort du grand bleu et s’approche lentement du récif. Elle vire tout en regardant les plongeurs et s’avance majestueusement vers nous. Un denier coup d’œil et elle passe au-dessus de nos têtes. Elle s’immobilise exactement à la verticale, à 2 mètres de nous. Elle est d’une blancheur immaculée. Son envergure est d’au moins 3 mètres ! On distingue parfaitement ses ouïes et des rémoras solidement fixés sous elle. Puis la raie manta repart comme elle est venue majestueusement, pour revenir un instant plus tard en reproduisant le même scénario.

Spectacle si fabuleux que l’on en oublie de respirer. Malheureusement un”guignol” photographe se précipite au devant d’elle pour la photographier et s’agite comme un furieux avec son caisson et ses torches pour faire “sa photo”. Le résultat ne se fait pas attendre, la raie disparaît et ne reviendra pas… Dommage. Peu importe, le spectacle était de toute beauté. La plongée se poursuit un instant le long du tombant. Un requin à pointe noir (juvénile) nous rend visite. Nous remontons. A bord, tout le monde a “la banane”. Les 90 minutes de trajet retour passeront à se raconter encore et encore les évolutions de la raie manta.
Plongée exceptionnelle accessible aux débutants !

A la recherche des requins-baleines au Diva, Maldives

16 septembre 2009

Requin baleine
Le rendez-vous est fixé à 8h45 au centre de plongée de l’hôtel Diva Nous embarquons. Tout le matériel est à déjà à bord, rangé dans des bacs pré-attribués. Notre instructeur nous donne des explications avant la plongée. Dennis profite du temps de route pour faire un briefing complet sur Rhyniodon typus, le mythique requin baleine, géant des mers.

Les Maldives sont l’un des deux endroits au monde (avec le Mozambique) où l’on peut observer des requins-baleines à longueur d’année. Ceux que l’on croise dans les eaux du sud de l’atoll d’Ari sont des juvéniles, d’une taille respectable tout de même, 5 mètres de long en moyenne. Dans le cadre d’une étude menée sur 3 ans, 106 requins-baleines ont été recensés ici. Chacun dispose de sa carte d’identité duement enregistrée dans une base de données. Une photo est prise au niveau des ouïes et c’est la forme et le nombre des taches qui permet de différencier un spécimen d’un autre. Dennis nous apprend ensuite que les requins-baleines vivent plus de 100 ans, se reproduisent après 30 à 40 ans et que l’on sait finalement très peu de chose sur eux. Ils sont, comme les autres espèces de requins, menacés par la pêche et les chasseurs d’ailerons.

Les consignes sont données : ne pas aller au devant du requin mais le laisser venir à nous; c’est un animal curieux qui s’approchera de lui-même des plongeurs. Il ne faut pas le toucher s’il passe à proximité. Ceci aurait pour conséquence d’ôter la fine couche de mucus protégeant la peau et pourrait provoquer des maladies de peau en la laissant à la merci des parasites. Les requins-baleines sont remontés vers le nord et pour les trouver, nous devons faire 1h30 de route en longeant les îles successives du lagon sud-ouest d’Ari.

Comme toujours en mer, un moment magique vite passé à bavarder avec les autres plongeurs sur le toit du dhoni, bateau traditionnel maldivien. Les pilotes scrutent la mer car il n’est pas rare d’apercevoir un requin baleine en surface. Si c’était le cas, le bateau se porterait bien à l’avant du requin et nous devrions nous mettre à l’eau rapidement pour croiser sa route. Nous arrivons enfin sur le site et nous nous mettons à l’eau. En fait, la possibilité d’apercevoir le grand requin baleine approcher est si excitante que durant toute la plongée, nous scruterons le grand bleu au détriment du spectacle qui se déroule sous nos palmes : coraux et vie de récif foisonnante. La plongée dérivante se déroule; chacun est aux aguets.

Finalement le requin baleine ne se montrera pas. Pas cette fois-ci ! Aucune réelle déception pour autant  : nous savons tous que croiser la route du requin baleine est l’expérience d’une vie de plongeur et que cela se mérite. Next time !

Après la Guadeloupe, direction la Martinique !

7 juillet 2009

Saint-Pierre en Martinique
Nos conseillères Nathalie, Émilie et Francelise ont d’autant plus apprécié la Martinique en dehors des sentiers battus. En choisissant un hébergement proposant moins de services, elles sont parties en escapade en voiture à la découverte de la vraie richesse de cette île. Les vestiges de l’ancienne ville de Saint-Pierre, l’exploration des fonds marins et ses épaves de bateaux, les randonnées menant à de petites criques méconnues du nord de l’île. Petite astuce : formez un petit groupe du côté de Le Robert et attendez qu’un pêcheur vous embarque pour une authentique découverte des fonds blancs autour des ilets dans une réserve naturelle où s’effectue la reproduction d’espèces en danger (prévoir le pique-nique).

Dans le nord-est de l’île, les distilleries et les rhumeries d’habitation traditionnelle vous expliqueront le cheminement de la production de canne ainsi qu’une dégustation qui vous sensibilisera aux différentes saveurs de rhum…

La Martinique et l’archipel de la Guadeloupe vous accueillent au cœur de leur nature préservée et du raffinement de leurs hôtels de charme. Plongez dans un environnement intimiste et chaleureux !