Une mobilisation indispensable
Face aux problèmes croissants dus au réchauffement climatique notamment, l’île Maurice et ses acteurs
hôteliers se mobilisent pour la sauvegarde de son patrimoine et de ses espèces.
Les nombreuses initiatives mises en place par l’hôtel Paradis du prestigieux groupe hôtelier mauricien
Beachcomber Hotels ne concernent pas uniquement la protection de l’environnement et la consommation d’énergie.
En matière de développement durable, l’hôtel agit également en faveur de la population locale et de
l’économie mauricienne, au travers de différentes actions ciblées.
Aujourd’hui, l’hôtel Paradis nous dévoile quelques-unes des initiatives menées au quotidien pour une gestion durable de l’environnement : économies d’énergie, préservation des espèces de la péninsule du Morne, maîtrise des rejets et traitement des déchets, actions en faveur de la population locale…
Le souci de l’économie
L’hôtel Paradis multiplie les initiatives environnementales visant à réduire la consommation d’eau, d’énergie, les produits chimiques et la production de déchets.
L’eau est une ressource limitée à l’île Maurice. Depuis 1968, les réservoirs d’eau n’ont pas évolué, tandis que 60 nouveaux hôtels ont vu le jour sur l’île… L’eau se raréfie mais les besoins augmentent.
Le golf du Paradis consomme l’équivalent des besoins en eau d’un village mauricien entier. Les initiatives en matière d’économie d’eau sont par conséquent devenues urgentes pour rétablir un équilibre entre les besoins des visiteurs et de ceux de la population locale.
A cet effet, une unité de dessalement des eaux permettant de rendre l’eau de mer potable a été mise en place pour un investissement de 1,2 millions d’euros. Parallèlement, une unité de recyclage des eaux usées fonctionne depuis quelques années. Les eaux recyclées (plus de 40% de la consommation) sont réutilisées pour l’arrosage des jardins des deux hôtels (Paradis et Dinarobin) et du golf.
Les économies d’eau réalisées permettent d’alimenter les villages voisins.
La réduction de la consommation d’énergie constitue un pilier dans la politique de développement durable des hôtels Paradis et Dinarobin. En 2009, les hôtels ont investi 250 000 euros dans l’énergie solaire. L’eau des deux hôtels est à présent chauffée grâce à l’énergie solaire ce qui représente une économie de 60% !
Par ailleurs, la réduction des déchets passe notamment par le compostage. Utilisé pour fertiliser les sols, le composte réduit considérablement l’utilisation d’engrais. Le tri des ordures est systématique et les déchets recyclables dirigés vers la déchetterie.
Rien ne se perd : une nouvelle activité de récupération du verre est actuellement en période de test à l’hôtel du Paradis : des machines éclatent le verre et le réduisent à l’état de sable ce qui permet de le réutiliser pour des travaux de construction (béton), dans les filtres pour remplacer le sable ou encore pour des activités artisanales (décoration d’objets).
Enfin, les huiles de cuisine usées sont réutilisées pour le carburant.
Une conscience collective
L’intérêt des visiteurs pour la protection de l’environnement est grandissant. A la fois curieux et soucieux, les hôtes sont aujourd’hui conscients des gestes quotidiens simples à réaliser. Une petite carte rappelant ces gestes simples est affichée dans chaque chambre. Par exemple, pour éviter l’usage trop fréquent de détergents, les hôtes sont invités à laisser leurs serviettes, considérées comme sales, dans la baignoire pour éviter la lavage systématique de toutes les serviettes. Par ailleurs, l‘hôtel Paradis constate que 95% de la clientèle utilise la douche au détriment de la baignoire, ce qui va dans le sens d’une consommation d’eau réduite. Pour répondre à la curiosité des clients, l’hôtel Paradis propose de leur faire visiter les unités de dessalement des eaux, de recyclage des eaux usées, ainsi que les installations de panneaux solaires.
Bien que certains clients soient parfois contrariés par l’interdiction de la pratique des sports motorisés dans le lagon, ils sont très rapidement rappelés par cette conscience collective qui les pousse à accepter l’évidence d’une telle démarche, dans l’air du temps.
Désormais sensibilisés aux questions environnementales, les visiteurs souhaitent participer et apporter leur contribution à la protection de l’environnement et ainsi conserver un lieu de villégiature de toute beauté.
La sauvegarde de la péninsule du Morne
Inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité, la péninsule du Morne fait l’objet de toutes les attentions en matière d’environnement et de sauvegarde des espèces.
Depuis un an, la vitesse étant limitée à 5 noeuds dans le lagon de la péninsule du Morne, le constat est
impressionnant : la faune et la flore reprennent vie. Des espèces, jusqu’alors en voie de disparition, font de nouveau partie du paysage sous-marin. La sérénité est revenue.
Les hôtels Paradis et Dinarobin interviennent dans la protection de la péninsule du Morne par des actions de nettoyage extérieur. Le lagon est nettoyé 4 fois par an par l’équipe du centre de plongée de l’hôtel qui ramasse les déchets. Le personnel des deux hôtels ramasse les déchets accumulés au pied de la montagne du Morne deux fois par an.
L’observation des dauphins est devenue une activité de plus en plus prisée. Un nombre croissant de skippers accompagnateurs de ces excursions en mer, est formé afin de faire respecter la réglementation. L’objectif étant de conserver les dauphins et par conséquent, cette excursion tant prisée toute l’année.
Une hôtellerie engagée dans la protection de l’environnement…
Les initiatives en matière de développement durable concernent l’ensemble du groupe Beachcomber Hotels, leader de l’hôtellerie à l’île Maurice. Très impliqué, il souhaite ainsi élargir toutes les actions en faveur de l’environnement.
De cette manière, le Trou aux Biches, actuellement en rénovation, sera reconstruit dans le respect de
l’environnement et permettra l’optimisation des économies d’énergie.
… Et dans l’amélioration de la qualité de vie des mauriciens
En créant la fondation « Espoir et développement », le groupe Beachcomber Hotels multiplie les actions en faveur des collectivités locales. Ainsi, par exemple, dans le domaine de l’alphabétisation ou encore dans le domaine de l’artisanat mauricien, suite aux difficultés rencontrées par les mauriciens pour vendre leur produits artisanaux, la fondation a décidé de regrouper des designers reconnus issus de différents secteurs d’activité pour aider et former les artisans mauriciens à créer des objets artisanaux de meilleure qualité et « vendable » aux hotels comme cadeau de départ offerts clients.
Par ailleurs, la « Beachcomber Training Academy » procède à des recrutements réguliers dans les villages les plus défavorisés localisés dans les régions des hôtels du groupe. Ainsi, sur la totalité des enfants intégrés dans le programme « Employabilité Jeune », 25% d’entre eux terminent leurs cursus et sont engagés dans les hôtels.
Autre exemple de l’implication de l’hôtel Paradis dans le développement durable ; plusieurs fois par an, l’hôtel Paradis reçoit des événements golfiques, il propose alors aux organisateurs d’organiser dans le cadre de leur competitions une récolte de fond. Ces fonds sont ensuite reversés aux collectivités locales et permettent notamment d’équiper les écoles avec des ordinateurs. Ces événements golfiques sont aujourd’hui très prisés et suscitent un intérêt certain auprès de la clientèle de l’hôtel Paradis.
Beachcomber Hotels, précurseur d’un luxe pour l’environnement
Auto-financée, cette politique de développement fait chaque année, l’objet d’un budget à part entière au sein de chaque hôtel du groupe Beachcomber Hotels. Pour s’assurer du bon suivi dans la mise en application, l’hôtel Paradis possède un comité d’une dizaine de personnes issues des collectivités locales travaillant dans les hôtels. C’est en fait à travers cette coopération concrète sur le terrain que l’on s’assure du résultat.
Des outils permettent de mesurer les économies réalisées. La multiplication des compteurs permet
notamment de savoir exactement ce qui est consommé (chambres, restaurants…) pour ensuite en faire
l’analyse précise. L’ objectif étant de consommer de moins en moins d’énergie d’année en année.
De nouveaux projets sont en cours d’élaboration. Les priorités du groupe Beachcomber Hotels restent la
réduction de la consommation d’énergie en raison du caractère insulaire de l’île Maurice et du manque de ressources, la préservation de l’environnement et l’aide au développement de la population locale.
L’hôtel Paradis est en réflexion quant à la réalisation d’une charte pour l’environnement.
Toutes ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la politique du gouvernement mauricien, conscient de la nécessité de préserver la beauté naturelle de l’île. Aujourd’hui, l’île Maurice s’est engagée à devenir une « île durable ».
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